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mercredi 22 mars 2017

HISTOIRE DE LA MARQUE "CITIZEN"


Les origines suisses de Citizen Watch

Principaux concurrents de l’industrie horlogère suisse, les Japonais sont restés dans la mémoire collective comme des compétiteurs féroces.
L’industrie horlogère nipponne est née d’un processus de transfert de technologies.  L’exemple de la société Citizen Watch Co, maison fondée à Tokyo en 1930, en est une excellente illustration.
L’horlogerie Japonaise est une affaire dominée par des négociants suisses établis à Yokohama, comme François Perregaux (1861), James Favre-Brandt (1863), Siber-Brennwald (1865) et Colomb & Cie (1875). Ils importent des montres suisses et les vendent à des hommes d’affaires japonais qui s’occupent de leur distribution.


S’affranchir d’une tutelle.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, plusieurs négociants horlogers japonais tentent de s’affranchir de la tutelle des importateurs suisses en produisant eux-mêmes leurs montres. Mais les montres fabriquées au Japon sont trop chères face aux produits importés.
Les importateurs suisses de Yokohama réagissent en adoptant la pratique dite du chablonnage, qui consiste à importer les montres en pièces détachées, moins taxées, et de les terminer dans des ateliers établis sur territoire japonais.  Cette pratique est très critiquée en Suisse parce qu’elle débouche sur la transplantation d’une partie des activités.

Transplantation industrielle, De Neuchâtel à Yokohama.

La maison Tavannes Watch en est l’un des principaux acteurs. Ses montres sont assemblées et emboîtées successivement par deux petites fabriques japonaises.
C'est aussi l'histoire de Rodolphe Schmid, un importateur horloger né à Neuchâtel en 1871 qui s’établit à Yokohama en 1894. Il possède une fabrique à Neuchâtel, qui prend le nom de Cassardes Watch en 1903. En 1908, il commence l’importation de chablons et de pièces détachées, qu’il assemble dans un petit atelier qu’il possède à Yokohama. Cette autonomie naissante est encouragée par les pouvoirs politiques. Le but recherché par le maire de la ville était que chaque citoyen Japonais puisse avoir la possibilité d'acquérir une montre afin de rendre l'objet plus accessible et utile.
En 1924 apparaît sur le marché la première montre de poche produite par l'institut, dont le nom "CITIZEN" est proposé par le maire lui-même.
En 1927, il s’agit alors de la deuxième plus grande fabrique de montres du pays, derrière Seiko.

En 1930, Citizen Watch Co naît de la fusion de la maison Schmid et de l’atelier Shokosha.

Assistance technique.

L’engagement de Schmid dans Citizen est essentiel pour l’assistance technique. Celle-ci permet à Citizen d’améliorer sa position au milieu des années 1930. En 1939, Citizen produit près de 248 000 montres, ce qui représente 15% de la production nationale. Rodolphe Schmid cesse ses activités au Japon au milieu des années 1930 et rentre en Suisse. Son nom figure toujours sur la liste des actionnaires en 1948.

Quelques années après la fin de la guerre, en 1949 est fondée la "Citizen Trading Co" chargée de l'exportation et du marketing des montres "Citizen".
Désireuse de suivre sa rivale "Seiko" dans la course au Quartz, "Citizen" produit dès 1966 sa montre électronique, la "X8". Dès lors plusieurs mouvements à Quartz verront le jour, toujours plus sophistiqués et précis.
Citizen continu son aventure et devient dans les années 80 l'un des plus gros exportateur de montres au monde. C'est en 1995 que "Citizen" propose sur le marché un mouvement inédit et qui reste aujourd'hui l'une des exclusivités de la marque : "Eco-Drive".

  Il s'agit d'un calibre électronique capable d'utiliser n'importe quelles sources lumineuses pour se recharger. Le concept n'a cessé d'être amélioré par la firme durant ces dernières années (un modèle utilisant la différence de température ainsi qu'une seconde possibilité de recharge par mouvement mécanique à également vu le jour).
L’histoire de Citizen est exemplaire d’une industrie horlogère née d’un processus de transfert technologique.
Après la guerre, elle entre dans une phase d’expansion mondiale bâtie sur la coopération avec des entreprises étrangères, comme l’Américain Bulova pour la production de montres diapason (1960), le Suisse Méroz pour la fabrication de pierres d’horlogerie (1963) ou le Français Lip pour l’horlogerie électrique (1964). De même, elle ouvre de nombreux sites de production à travers la planète (Inde, Mexique, Corée du Sud, Hong Kong, Allemagne).

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